La richesse méconnue du Brésil

Le football, le carnaval et la samba, Rio et la plage de Copacabana, la capoeira, ou encore les favelas… C’est à peu près l’image que les français perçoivent du Brésil en général. Pourtant, ce pays de la taille d’un continent et fait 15 fois celle de la France, cache bien d’autres trésors insoupçonnés.

Pour moi, la découverte la plus surprenante a été la nourriture. Peut-être parce que je suis français et qu’en France manger c’est presqu’une religion. D’ailleurs, il est difficile de quitter la France rien que pour cette raison. Au premier abord, le Brésil peut faire peur car c’est le deuxième producteur d’OGM au monde mais, étonnamment, les produits organiques ou biologiques, sont de plus en plus fréquents dans les magasins et les marchés brésiliens, et, qui plus est, à des prix raisonnables. Puis, j’ai eu quelques légères déceptions car il n’est pas toujours facile de trouver du bon pain, les pizzas ont rarement une base de tomate sous les ingrédients, et enfin il est difficile de trouver des restaurants typiques dans lesquels la garniture des plats ne contient pas du riz et des haricots.

Mais que dire de la multitude de fruits que l’on peut trouver ici. L’açaí et le guarana, par exemple, viennent d’Amazonie et sont uniques au monde ! Quel plaisir d’avoir pu enfin déguster le jacque qui est introuvable en France, après en avoir rêvé pendant plusieurs années ! Et même pour ceux que l’on croit connaître en France, comme la mangue ou la banane, ici plusieurs variétés différentes s’offrent à nous, et possèdent une saveur incomparable ! D’autres fruits, tels que la papaye ou le fruit de la passion, atteignent des dimensions colossales en comparaison avec les variétés vendues en Europe. J’ai eu également quelques surprises en matière de fruits qui se consomment dans les plats salés et dont je ne connaissais même pas l’existence, avec le piqui et son noyau en forme d’oursin, ou le jílo que j’apprécie particulièrement frit.

Et la plus grande révélation culinaire a été, pour moi, la découverte du pastel. C’est simple, pas cher, on peut y mettre ce que l’on veut, viande, fromage, légumes ou crevettes et c’est bon ! Comment se fait-il que nous ayons des hamburgers, des pizzas, des nems ou des kebabs en France mais que nous n’ayons pas de pastéis ? En plus du pastel, le Brésil regorge d’autres petits plats à manger sur le pouce : les galettes de tapioca, l’acarajé, les incontournables pães de queijo, les coxinhas, les bolinhas, les empadas et bien d’autres encore !

De même, en matière de sucreries, les paçocas sont les meilleurs bonbons que j’ai pu goûter de toute ma vie ! De plus, aucun produit chimique n’est présent dans la composition, seulement de la cacahuète, du sucre et du sel.

Vraiment, rien ne manque en matière de saveurs au Brésil, surtout si le tableau est complété par les délicieux plats traditionnels comme la feijoada ou la muqueca, les fameux fromages du Minas Gerais, les succulents desserts tels que le quindim ou encore les brigadeiros. Et si j’ai pu ressentir de nombreuses craintes concernant la nourriture au Brésil, aujourd’hui je pense qu’elle peut-être plus variée, plus abordable et même plus saine qu’en France à condition bien sûr de connaître les bons endroits et de faire attention de bien sélectionner ce que l’on consomme.

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